Le roi est mort, vive le roi ! L’an ancien vient de s’écouler. Il s’en est allé avec ses joies, ses plaisirs et ses tristesses, ses douleurs, ses souffrances. Ses échecs et ses succès. L’année nouvelle est déjà là. Pour les Ivoiriens, elle commence sous des auspices heureux. Les Abidjanais, privilégiés pour la circonstance, ont vu le ciel s’illuminer de mille lumières pendant deux jours. Ils étaient loin des bruits assourdissants des obus et autres lance-roquettes du début de la défunte année. Les téléspectateurs ont dû remarquer le sourire encourageant du président de la République lors de son traditionnel message de nouvel an à ses « chers compatriotes ». Un signe que les choses ne sont plus ce qu’elles étaient il y a un an et que les Ivoiriens peuvent s’attendre à des lendemains qui chantent. Certes, tout n’est pas encore parfait (la perfection est-elle de ce monde ?) et il reste beaucoup à faire. Mais en six mois de travail effectif après une profonde crise post-électorale, le chef de l’Etat et son gouvernement donnent à chacun et à chacune, des raisons d’espérer. Le bilan partiel est largement positif. Des emplois ont été créés pour des jeunes, conformément aux promesses du candidat Ouattara. Des ex-combattants ont été insérés dans le tissu socio-économique, les villes du pays, surtout Abidjan, retrouvent leur visage d’antan. Il faut vraiment être de mauvaise foi pour affirmer que rien n’a bougé, rien n’a été fait. Ce n’est pas pour rien que les rues de la capitale économique ont été envahies, les 30 et 31 décembre 2011 par une foule immense sortie pour aller applaudir le feu d’artifice. Les populations ont exprimé ainsi, leur satisfaction pour ce qui est déjà réalisé et confirmé leur adhésion totale à la vision politique d’Alassane Ouattara. La confiance, tout le monde le sait, est la base de tout succès. En en bénéficiant de la part des populations, le président de la République peut engager les chantiers de la reconstruction et de la rénovation de la Côte d’Ivoire. Il peut « dérouler son programme », celui pour lequel il a été élu. Ce peuple attend de lui, des résultats économiques probants et des résultats politiques salvateurs. Les élections politiques viennent de s’achever avec les législatives qui se sont déroulées dans un climat apaisé malgré le boycott du FPI, parti de l’ancien président de la République. Avec les municipales et les régionales suivies certainement de la nomination des Gouverneurs des nouveaux districts, le gouvernement aura bouclé le cycle des consultations de développement. Toutes les institutions, ou presque, seront alors installées et le pays retrouvera, définitivement, le cours normal de la vie. Alors, les Ivoiriens pourront dire : « Ouf, nous venons de loin ! » Tous, ils auront le regard tourné vers celui à qui ils ont confié le destin du pays, pour un premier mandat de cinq ans. Dans leur grande majorité, ils s’associeront aux actions qui seront entreprises ici et là pour permettre à la Côte d’Ivoire, de retrouver sa place de leader dans la sous-région et son rang dans le concert des nations civilisées. Si tant est que le poisson pourrit par la tête, quand celle-ci ne présente aucun signe de décomposition, le corps du vertébré aquatique ne risque aune détérioration. Ce n’est pas avec Alassane Ouattara que les valeurs sociales seront foulées au pied. Bien au contraire. L’ancien Premier ministre l’a déjà fait et il le refera : il remettra la Côte d’Ivoire au travail, il remettra au goût du jour, le mérite et la bonne gouvernance. Comment, dans ces conditions, ne voulez-vous pas que la confiance revienne ! D’abord chez ses concitoyens et ensuite chez les bailleurs de fonds internationaux. A son corps défendant, le chef de l’Etat a dû prendre des décisions difficiles, comme par exemple, fermer momentanément les universités d’Abidjan. Mais n’oublions pas que, souvent, ce qui s’en va, laisse la place à ce qu’il y a de meilleur. Les campus légués par la refondation étaient des usines à fabriquer des gangsters et autres fripouilles de la République. Quand on place la jeunesse au cœur de son action de développement, on se soucie des conditions dans lesquelles elle se forme. Le pari de la modernité et du travail bien fait ne pouvait s’accommoder des campus, véritables ghettos, repaires de grands bandits. Demain sera meilleur. La foi du peuple en l’avenir avec Alassane Ouattara ne sera pas vaine
PAR Raphaël Lakpé