C’est désormais le grand réveil du côté de la société civile en Côte d’Ivoire, qui ne cesse de s’imposer comme les boucliers de la Commission Electorale Indépendante (CEI), pour le respect de la date de l’élection présidentielle, prévu pour le 31 octobre prochain. Cette dynamique est bien entretenue par Serges Essoh, le président du Mouvement de la jeunesse citoyenne de Côte d’Ivoire (MJCCI), qui était face à la presse, le lundi 30 août dernier à Cocody. «Trop c’est trop. La distraction a assez duré. Cette fois, les élections vont se tenir le 31 octobre prochain, comme prévu. Et c’est pourquoi nous sommes solidaires de la CEI et nous la défendrons vaille que vaille. Ceci, parce que nous avons constaté une volonté manifeste de ses animateurs, d’en finir avec la souffrance du peuple ivoirien, par les élections», a martelé d’entrée de jeu, celui qui par deux fois, sous la présidence de Robert Beugre Mambé, a organisé des grèves de la faim devant l’édifice qui accueil la CEI pour exiger les élections. Par la suite, il s’en est pris à la classe politique, notamment à ceux qui n’ont pas respecté le mode opératoire, durant la période du contentieux sur la liste électorale, en ces termes : «Nous sommes d’accord que la liste électorale soit débarrassée des personnes qui n’ont pas le droit d’y être. Surtout que la combinaison du processus d’identification et du recensement électoral, donne droit à la carte nationale d’identité et à la carte d’électeur, donc à la nationalité ivoirienne. Mais, un mode opératoire consensuel, qui exige de passer devant la CEI avant de se retrouver devant les tribunaux, existe. Et nous sommes d’accord avec la CEI pour ne pas prendre en compte, les manquements au mode opératoire consensuel. Parce que plus rien ne doit venir retarder la marche vers les élections et tous ceux qui rameront à contre courant de cette nouvelle dynamique nous trouverons sur leur chemin». Dans la même verve, il a lancé une pique, à l’endroit du candidat du FPI à ces élections, en annonçant ceci : «Nous apprenons à travers la presse et cela n’a fait l’objet d’aucun démenti, que le candidat Laurent Gbagbo militerait pour que les bulletins de vote soit confectionné par l’imprimerie nationale, qui avait déjà décliné l’offre, du fait des normes de transparence et de sécurité imposé par la CEI. Vu le grand enjeu qui entoure les prochaines élections, qui se doivent d’être transparentes et indiscutables. Aussi, la CEI at-elle pris attache avec un opérateur privé, basé en Europe. Si cela était avéré, nous lui demandons simplement de rester dans sa posture de candidat comme tous les autres. Respectons l’indépendance et le choix de la CEI». Pour finir, il a invité les Ivoiriens à ne pas désespérer et à garder espoir dans ce que cette fois, les élections auront lieu à la date indiquée.
DS (info : communication MJCCI)