Vendredi 03 Juillet 2009
   Politique    Publié le: 15/06/2008
Visite du patron de la diplomatie français en CI
Bernard Kouchner avant son départ “La France soutiendra le candidat qui va gagner”
Un pas de géant dans les relations entre la Côte d’Ivoire et la France. C’est le sens de la visite de quarante huit heures du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur les bords de la lagune Ebrié. Le diplomate qui a animé une conférence de presse hier dans le salon d’honneur de l’aéroport avant son départ pour Paris s’est dit très heureux de cette visite. Une visite riches en audiences car il a rencontré toute la classe politique. Sauf le président du PDCI, Henri Konan Bédié. La raison? «Les conditions météorologiques ne m’ont pas permis de rencontrer le président Bédié» à Daoukro. «Mais nous nous sommes parlés au téléphone » a précisé Kouchner. Qui s’est prononcé sur la crise ivoirienne sans faux-fuyant. Pour lui, la France soutient le processus électoral. «Une page est tournée dans les relations entre la Côte d’Ivoire et la France. Je pense qu'il était nécessaire, pas seulement pour la Côte d'Ivoire et la France, mais pour l'Afrique en général et pour une politique nécessaire de réconciliation, que cette page soit tournée ici avec vous. Je suis optimiste » a souligné Kouchner. Mais il a tenu à préciser ceci «Je n'oublie rien du passé. (…). Il n'y a rien à oublier: ni les événements de Bouaké (centre), ni ceux d'Abidjan, ni les malheurs des uns et des autres». Se prononçant sur le processus électoral, le ministre français a noté que «si les élections sont certifiées par l’ONU, de ces élections sortira un président que la France soutiendra». Le conférencier a aussi souhaité que les joutes électorales futures soient sécurisées. «Nous espérons, nous voulons, nous souhaitons, nous sommes prêts à faire tout ce que nous pouvons pour que les élections se tiennent à une bonne date, à la date précise et qu`elles soient contrôlées, et qu`elles puissent se dérouler dans des conditions de sécurité». Cependant, il n’a pas voulu afficher un optimisme béat : «Ca ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'autre difficultés, ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de mémoire». Dans ses échanges avec la presse, Bernard Kouchner s’est prononcé sur la destruction de la flotte aérienne en novembre par l’armée française. La France va-t-elle réhabiliter ces avions? Réponse de Kouchner : «Sa flotte aérienne de guerre? Je ne crois pas». Par contre elle entend contribuer à sa façon au financement du processus électoral. «Il manque apparemment beaucoup d`argent, beaucoup de milliards de CFA, pour que le processus d`inscription puisse aller à son terme, et ce n`est pas à nous de le faire. Mais nous pouvons y participer à notre mesure. Libre et indépendante est la Côte d`Ivoire, et nous tenons à ce qu`elle le reste», a-t-il dit. Avant d’annoncer que son pays donnerait la semaine prochaine, la somme de 2 millions d’Euros soit exactement 1,3 milliard de F CFA. Kouchner a regagné hier Paris. Il a rencontré samedi auparavant, le Chef de l’Etat, le Premier ministre, le président de la CEI, et la société civile.


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