Samedi 04 Février 2012
   Dossiers    Publié le: 19/02/2010
Faits marquants
Sauf que…
Pour le 18 février, les exégètes du roi régnant ont présenté, à la télévision 1ère chaîne, un élément qui devait confondre tous ceux qui crient aujourd’hui qu’il est dictateur. Ils ont voulu démontrer que le locataire de notre palais a souffert dans sa chair pour donner à la Côte d’Ivoire une liberté qu’elle n’avait jamais eue auparavant. Alors, ils ont déterré des faits qui datent de 18 ans. Notons que le socialiste à l’ivoirienne est au pouvoir depuis dix ans et c’est maintenant qu’ils se souviennent de cet évènement. Ils ont donc tout dit de lui. Ils ont même fait parler sa dame première qui a loué son courage, évidemment. Ces historiens des temps nouveaux ont tenté de faire un lien avec ce qui a cours actuellement dans le pays. On ne sait pas exactement ce qu’ils ont voulu insinuer. Peut-être dire qu’il y a eu pire que cela. Mais, ils n’ont pas osé. Parce que tout simplement, 18 février 92 n’a absolument rien à avoir avec le 12 février 2010, date à laquelle l’ancien opposant montrant son vrai visage à toute la terre entière a dissous le gouvernement et surtout la CEI, une institution qui n’émane pas de lui. Si ce n’est pas de la dictature, il faudra bien lui trouver un nom. Et puis comparaison pour comparaison, chose qu’ils ont oublié de noter : le 18 février, malgré tout ce qu’ils en disent, il n’y a pas eu de mort. Il y a eu tout au plus deux blessés comme l’a souligné à juste titre le Pr Ouraga Obou. Et ce n’était que vérité. Quand ont on voit ce que fait l’ancien marcheur des marcheurs, on est estomaqué. Les morts ne se comptent pas. Pourquoi marchait-il donc ? Pour quelle liberté ? C’est l’absence à ces questions qui finit de convaincre le peuple qu’il l’a roulé dans la farine. En effet, il s’est présenté sous un visage qui n’était pas le sien en réalité. Les 18 février, l’opposant historique les a multipliés par mille et en pire. Ils n’ont donc pas été bien inspirés, ces exégètes de sortir ces événements du tiroir de l’histoire. Surtout pas en ce moment précis. Parce que ces images d’archives ont démontré que le Premier ministre de l’époque demandait aux forces de l’ordre d’agir avec calme. C’est-à dire ne pas user de la violence facilement. Mais le plus grave est ce que nous apprenons du couple. Il savait ce qui allait se passer, main ne l’a pas dit aux marcheurs. Les innocents allaient au devant des difficultés sans le savoir. Un peu machiavélique. Peut-être que le couple a cru que le ciel allait tomber sur la tête des Ivoiriens s’il lui arrivait quelque chose. Or les deux complices ont été arrêtés et la vie a continué. Malheureusement pour l’Eburnie, une fois parvenus au pouvoir, ils continuent de croire que sans eux, notre vie n’est rien. Si seulement, ils savaient le nombre d’indispensables dont l’absence n’a rien enlevé à l’humanité, ils seraient plus raisonnables.
Raoul Mapiéchon


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