Jeudi 02 Septembre 2010
   Dossiers    Publié le: 01/07/2009
Faits marquants
Histoire de confiance
Si, réellement, le chef des Républicains avait été le parrain de la rébellion, le bâtiment en construction dont la photo qu’un des ouvriers en bleu de travail a affichée hier à sa Une, ne lui aurait jamais été attribué. Nettement sur la photo, on voit une bâtisse recouverte de broussaille, dont l’achèvement a été arrêté précipitamment. Dans cette partie du pays que le refondateur en chef présente comme la Côte d’Ivoire inutile, la rébellion y a pris ses quartiers. Si la maison de Kong appartenait à son parrain, jamais elle ne serait restée à ce niveau de construction. Protégé par les canons de son armée nouvelle, ce dernier aurait tranquillement, continué ses travaux. Surtout que là-bas, dit-on, actuellement, le matériel de construction est moitié prix comparativement à la partie de la Côte d’Ivoire dite utile. Mais, le débat pour sortir la Côte d’Ivoire de l’ornière, ne se pose pas en ces termes. Jamais, l’ancien gouverneur de la BCEAO n’a dit qu’il était aussi riche que Crésus et qu’il utiliserait ses ors pour rebâtir le pays détruit par ceux qui l’ont géré autrement qu’il ne le fallait.
Le discours du spécialiste des finances internationales est simple. Il l’a tenu devant nos parents paysans partout où il est passé. Et, sans difficulté, ces deniers l’ont compris. Quand on sera sorti de la crise politique à la fin du scrutin présidentiel, il restera à recoudre le tissu social et économique du pays. Avec la dégradation des infrastructures ici et là, avec ce taux de chômage qui monte au firmament, avec cette politique de santé inexistante et cette école qui ne fabrique désormais que des trompe-chômage, il faudra de l’argent, beaucoup d’argent. Notre pétrole, notre café et notre cacao ne généreront pas suffisamment de richesses pour financer ces travaux de sauvetage, de redressement et de remise à flot. Le lait des mamelles de notre économie ne sera assez abondant pour réalimenter les circuits financiers du pays. La Côte d’Ivoire aura nécessairement besoin du soutien de la Communauté internationale. La question est alors, de savoir qui inspire davantage confiance à ces bailleurs de fonds ? La présence de quelle personnalité à la tête de l’Etat pourrait les amener à délier facilement et rapidement la bourse ? Le temps presse et le pays se meurt. L’opposant historique a-t-il ce profil ? Répondons sincèrement et avec un peu d’objectivité à cette question. Il y va de l’avenir de nos enfants si ce n’est pas du nôtre. Entre le chef des Républicains et le tenant du « gouverner autrement », à qui confierait-on facilement son argent ? A question simple, réponse rapide. Rendez-vous au 29 novembre 2009 !
Raoul Mapiéchon


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