A trois jours de la reprise de la Ligue 1, le président de la Ligue professionnelle de football (LPF) a dressé le bilan de la phase aller. Entouré des présidents des Commissions d’organisation, de la réglementation et pénalités, de la commission centrale des arbitres,… Sory Diabaté est revenu sur le déroulement des championnats de L1 et L2, hier, jeudi, à la Fédération ivoirienne de football (FIF). Si dans l’ensemble, tout s’est déroulé à merveille, il faut noter néanmoins quelques manquements au niveau sécuritaire. Surtout en L2 où on déplore un déficit d’agents de sécurité lors des rencontres. A cela s’ajoute le manque d’ambulances. Un fait qui met en danger la vie des athlètes en cas d’incidents. Toutefois, la LPF envisage y remédier lors de la phase retour débutée, le week-end dernier. Au chapitre financier, Sory a fait remarquer que la FIF a opéré un financement à perte. Pour 40 millions f Cfa préfinancés, l’instance fédérale s’en est sortie avec un déficit de 40,135 millions f Cfa pour la L2. Au niveau de la L1, la FIF a engagé 36,698 millions f Cfa avec un retour sur préfinancement évalué à 882 200 f Cfa soit 97,59% de déficit. Il ressort de l’analyse que ces pertes sont dues en grande partie à l’absence des spectateurs. Mais également au fait que l’organe fédéral soit le seul pourvoyeur de fonds aux clubs. En ce qui concerne les entrées, la LPF mentionne une baisse de 26988 par rapport à la saison écoulée où on affichait 50746 entrées en L1. La L2 n’est pas mieux lotie avec 3444 entrées payantes. Des chiffres qui ont largement influencé les quotes-parts des clubs et de la FIF. Les rencontres de l’Africa ayant battu le record d’entrées, les Aiglons empochent 1,576900 f Cfa. Et ce, malgré les quatre matchs disputés à huis clos (8e, 9e, 10e, 11e journées). L’Asec suit avec 1,314000 millions f Cfa. L’USC Bassam s’en sort avec 639500 f Cfa. La plus mauvaise opération est à mettre au compte du Sabé de Bouna avec 159 000 f Cfa. La FIF a reçu dans ses caisses 882200 f Cfa pour la L1 et 89130 f Cfa pour la L2.
Les différents litiges
Le président de la LPF a également ouvert une lucarne sur les différents litiges qui ont émaillé le premier acte de la saison. Entre autres, l’affaire EFYM-Stade en Coupe nationale, le saccage du stade Félix Houphouët-Boigny par les membres associés à l’issue du match Africa-Sporting en L1 (7e journée), la bastonnade de l’arbitre Aboubacar Sharaf par les joueurs du Stade d’Abidjan en Coupe nationale (8ème de finale), le huis clos infligé à l’Africa. S’agissant du dernier volet, Sory Diabaté a indiqué que la sanction des ‘’vert et rouge’’ n’a pas été annulée, mais plutôt allégée de six à quatre matchs. Le litige EFYM-Stade, aux dires de Sory Diabaté, reste un dossier sensible. Surtout quand il s’agit de fraude sur l’âge et sur l’identité. A ce niveau, a-t-il précisé, des enquêtes sont en cours afin de situer les responsabilités. Tout en souhaitant que les recherches soient accélérées afin de respecter le calendrier établi qui prévoit la finale de la Coupe nationale au mercredi 6 août prochain. Il a également indiqué que la démarche adoptée par les dirigeants stadistes suite à la bastonnade de l’arbitre Sharaf a amené la Commission de règlements et pénalités à infliger la peine minimale (6 mois) aux joueurs incriminés au lieu de 18 mois comme l’exigent les textes.
OUATTARA Gaoussou