Samedi 04 Février 2012
   Dossiers    Publié le: 08/03/2010
Des Lilliputiens
Dans un stade qui peut contenir à peine 10 000 personnes, les propagandistes du plus grand opposant, ont réussi à y entasser le quintuple. Et c’est tout fiers que les ouvriers en bleu de travail ont placardé à la «Une» de leur porte-voix: 50 000 patriotes disent non. Mais la mère des Ivoiriens nouveaux, leader auto-proclamé des femmes patriotes, très près de la réalité a appris au général de la rue que 56 000 soldats avaient répondu à son appel. Une véritable marée humaine a dû déferler sur Marcory, emportant tout sur son passage. Les soldats du général sont peut-être des Lilliputiens. Parce que pour tenir à plus de 50 000 au stade Champroux, il ne faut guère mesurer plus de six pouces. Si minuscules, les partisans de l’enfant des élections qu’il a de la peine à les apercevoir sur la liste provisoire. Ce qui explique, actuellement tout le mal qu’il se donne pour ne pas aller à la rencontre de ses parents, les élections. Les patriotes à la sauce du Génie de Kpô, en plus de leur taille, présentent d’autres particularités. Ils ont des poumons très souples et des côtes en élastique. C’est pour cela que, coincés dans ce stade comme des sardines, l’on n’a déploré aucun mort par étouffement parmi eux. Leur thorax est conçu de telle sorte que l’on peut comprimer leur poitrine sans dommage. Ils sont si disciplinés, pour ne pas dire comme l’autre, si civilisés qu’aucun d’entre eux n’a été piétiné. Combien de centimètres y avait-il d’un individu à un autre? L’Ivoirien nouveau est donc vraiment là. Sans blague! 50 000 personnes au Champroux ? Vous rigolez! Nous en connaissons un qui doit être très content de la performance de son poulain. Lui-même n’est pas encore totalement sorti du bois sacré, mais rien qu’avec le fils, l’opposition a déjà du mal à tenir la distance. Qu’en sera-t-il lorsqu’il entrera en lice en tant que candidat 100%? Les autres n’y verront que du feu. Avec tous ses atouts, on se demande bien pourquoi il a si peur de ses parents, les élections? Il n’y a rien en face de lui. Juste en claquant du doigt, son modèle de jeune fait déborder les stades. Pourquoi donc retarder l’occasion d’étaler ses adversaires pour appliquer, enfin, son programme qui devait révolutionner le pays? Pourquoi se faire tant de mal à se rendre, les jeudis (quand c’est possible) au conseil des ministres pour y rencontrer les représentants de ceux qui ne représentent rien et qui, en plus, ne sont rien? Courageux et maso, notre historien, nous ne le savions pas
Raoul Mapiéchon


Dossiers
:: Lundi 24 Janvier 2011
Faits marquants ::  La claque
:: Samedi 22 Janvier 2011
Faits marquants ::  Le même son
:: Vendredi 21 Janvier 2011
Faits marquants ::  Bourrage
:: Mercredi 19 Janvier 2011
Faits marquants ::  Mauvais exemple
:: Vendredi 14 Janvier 2011
Faits marquants ::  Encore et encore