Moins qu’une théorie, l’intégration africaine doit être une réalité sur le terrain. Et les initiatives qui œuvrent dans ce sens doivent être soutenues et encouragées. C’est le cas du Burkina Festival, initié par le Goethe Institut. Pendant trois jours, les 12, 13 et 14 décembre prochains, le Burkina Faso sera à l’honneur en Côte d’Ivoire. Entre musique, danse et théâtre, le pays des hommes intègres mettra en lumière à Abidjan ses beaux fleurons culturels. Ce festival, assure Mme Verena Passig-Oulaï, directrice générale du Goethe Institut, vise à soutenir le dialogue culturel entre deux pays frères de la sous-région. « Nous voulons accompagner la Côte d’Ivoire dans la sortie de crise », appuie-t-elle. Le festival débutera le vendredi 12 décembre au Goethe Institut par une réflexion autour de l’intégration. Ainsi dans la matinée, Dr Tokpa Léka Jacques analysera, via une conférence, la contribution de la communauté burkinabé à la construction de la nation ivoirienne. Ensuite, Dr Musa Soro, directeur du BIPIA(Bureau ivoirien pour l’intégration africaine) cogitera autour du thème, « Burkina Faso et Côte d’Ivoire : moteurs de l’intégration africaine ? ». Puis, place au spectacle. L’une des grandes attractions de Burkina Festival sera sans doute la représentation de la pièce de théâtre « Le Lien du Sang », par la compagnie Sito, dans une mise en scène de Bomou Mamadou. La musique ne sera pas en reste. Bil Aka Kora viendra bercer les mélomanes abidjanais avec sa guitare et sa voix suave. Enfin, les cinéphiles découvriront deux longs métrages passionnants du réalisateur burkinabé Dany Kouyaté : « Ouaga Saga », qui conte les tribulations d’une bande de jeunes ingénieux et « Sia, ou le rêve du python », une satire des dictatures d’Afrique.
Y. Sangaré