Mercredi 27 Aout 2008
   focus    Publié le: 25/11/2007
FRANCOPHONIE – Rencontre à l’ambassade de Côte d’Ivoire
Justine Gossé parle des relations Côte d’ivoire-mexique
LPJ – Justine Gossé, présentez-nous un peu l’ambassade.
JG – Nous sommes une dizaine de permanents. C’est une petite équipe, qui comporte une moitié de Mexicains, salariés locaux, et une autre d’Ivoiriens, nommés par Yamoussoukro. Les services consulaires sont une partie de notre travail, mais très peu d’iIoiriens sont déclarés expatriés au Mexique. En effet, hors personnel de l’ambassade, nous avons recensé huit familles, soit une trentaine de personnes ! Notre activité est donc plus tournée vers le développement de la culture et de la coopération.

LPJ – L’ambassade a-t-elle une histoire récente au Mexique ?
JG - L’ambassade existe depuis 1975, mais elle a été fermée en 1990 pour des raisons budgétaires. Elle n’a rouvert qu’en 2004. Nous sommes donc depuis en "reconstruction", que ce soit au niveau culturel ou économique. C’est entre autre ce qui fait l’intérêt de notre mission aujourd’hui : tout est à (re)faire.

LPJ – Dernièrement, qu’ont été ces missions ?
JG – Le rôle classique d’une ambassade pour un pays qui ne possède pas de chambre de commerce ici : nous avons accompagné un entrepreneur ivoirien en reconnaissance auprès d’industriels du chocolat, du bois et des transports. La coopération économique entre Mexique et Afrique étant encore restreinte, nous accueillons essentiellement des délégations ivoiriennes invitées à des congrès ou événements, comme le Forum mondial de l’eau l’année dernière.

LPJ – Mexique - Afrique, c’est un partenariat qui a de l’avenir ?
JG – De l’avenir, oui. Mais au prix d’un gros travail. Le Mexique n’a pas encore d’ambassade en Côte d’Ivoire, et les demandes de visas, complexes, rebutent plus d’un candidat à l’expatriation. Nous avons une seule étudiante ivoirienne au Mexique ! Il faut donc travailler à tous les niveaux, et universitaire en premier lieu. Ensuite, le Mexique ne possède que 3 ou 4 ambassades en Afrique. Mais Felipe Calderón a annoncé son intention d’ouvrir de nouvelles ambassades sur notre continent, ce qui créerait une expansion sans précédent de notre activité.

LPJ – C’est donc davantage en coopération avec les autres ambassades africaines du Mexique que vous travaillez ?
JG – Absolument. Il y a 8 ambassades africaines à Mexico : Algérie, Maroc, Egypte, Sahara occidental (hispanophone), Côte d’Ivoire, Nigeria, Angola et Afrique du sud. Toutes militent pour une réciprocité de la relation diplomatique, qui devrait être acquise dans les prochaines années. Organisés avec ces partenaires, les événements culturels sont l’autre pan de notre activité : Festival du film africain à Mexico, Journée de l’Afrique (devenue Semaine) en mai dernier. Nous avons également été présents au festival du film d’Acapulco. Nous avons le projet d’une Semaine Culturelle Ivoirienne, en mars ou avril 2008, avec de nombreux artistes invités. Nous devons explorer les similitudes entre nos deux cultures (ivoirienne et mexicaine : fête des morts, gastronomie, matières premières), car les échanges ont vocation à se développer : ne manque que la communication adéquate, ce sur quoi nous travaillons.
Source
(www.lepetitjournal.com – Mexico)


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