C’est vrai que nos Eléphants footballeurs ne sont pas rentrés dans leur olympiade en barrissant. Le troisième homme de la rencontre leur avait imposé une défaite devant, les pourtant, petits copains talentueux de Lionel Messi l’Argentin. Que voulez-vous, on ne prête qu’aux riches. Mais après cette honorable défaite, nos pachydermes se sont rebellés. Ils ont laminé les Serbes par un score qui en dit long sur leurs capacités. Ils ont planté quatre buts contre deux. Devant les Australiens, ils ont été moins brillants, mais la qualification pour le second tour était assurée. Jusque là, la chance était avec eux. Les Eléphants footballeurs pouvaient être fiers d’eux-mêmes. Ils se sont donc mis à se congratuler. Ils avaient des raisons d’être contents. Et puis, au beau milieu de la soirée, est arrivée une missive. Elle était présidentielle. Elle provenait du Premier d’entre nous. Frayeurs dans les rangs. La musique s’est tue. Silence pour tout le monde ! Lecture faite, Gervinho et ses amis découvrent qu’il s’agissait d’une lettre adressée à la première vedette du football ivoirien, à savoir, le président Jacques Anouma, pour la qualification de nos olympiens pour les quarts de finale du tournoi. Plus tard, après leur élimination par les Aigles du Nigéria, le capitaine ivoirien devait avouer : « Nous étions stressés ». Mais pourquoi donc ? Pour quelles raisons, une lettre du Premier d’entre nous, écrite pour galvaniser nos troupes a-t-elle produit l’effet contraire ? On peut donc l’écrire sans risque de se tromper que le malheur est arrivé après le courrier. Il serait hasardeux d’établir des relations de cause à effet entre la lettre présidentielle et l’élimination des Eléphants olympiens. Rien, absolument rien ne le démontre. En revanche ce que l’on ne peut nier est l’ordre chronologique. Les Eléphants olympiens ont bel et bien été éliminés après la lettre de félicitation adressée à la première star du football ivoirien, le président de la Fédé, nous avons nommé Jacques Anouma, par ailleurs, collaborateur du Premier d’entre nous dans un autre domaine.
Et donc, il se trouve des mauvaises langues qui osent affirmer que la missive a eu des influences négatives sur les nerfs des athlètes ivoiriens. Dans ces conditions, peut-être qu’il aurait fallu attendre la qualification pour la finale, synonyme d’obtention d’une médaille, en or ou en agent. Mais là… tout est fichu. Ils ont craqué nos pachydermes devant des aigles qui en voulaient et qui montraient leurs becs et leurs serres. La trompe entre les pattes, nos footballeurs sont revenus au pays. Vraiment, il porte peut-être chance, le Premier d’entre nous, mais cette fois, le ciel nous a lâchés. Dommage !
Raoul Mapiéchon